Cimetières du Mellois



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SAINT MAXIRE (79)

Visite du 23/04/2017

Mise en ligne le 22/01/2018

Commandant Henri LEMAITRE (1894/1935)










FAMILLE LAMBERT

ADOLPHE LAMBERT

21 JUILLET 1880 – 24 AVRIL 1960



ADRIENNE LAMBERT

NEE BAESSLER

16 AOUT 1877 – 22 JUILLET 1971

EUGENIE FUCHS

2 FEVRIER 1884 – 13 AOUT 1976



MLLE RAYMONDE VIALA

17 DECEMBRE 1903 – 1 AVRIL 1987





MICHEL LEMAITRE

..MAI 1932

HENRI LEMAITRE

COMMANDANT – AVIATEUR

OFFICIER DE LA LEGION D'HONNEUR

MEDAILLE MILITAIRE

CROIX DE GUERRE

6 JUILLET 1894 – 23 JUILLET 1935

NANDETTE PERRET

NEE VIALA

23 FEVRIER 1908 – 20 SEPT 1970




Henri Lemaître, né le 6 juillet 1894 à Bléré (Indre-et-Loire) et mort le 23 juillet 1935 à Saint-Maxire (Deux-Sèvres), était un aviateur français, pionnier de l’aviation. Breveté pilote en 1912, il cesse de voler en 1931. En seulement vingt ans de carrière, il a enchaîné les exploits : as du bombardement pendant la Première Guerre mondiale crédité de deux victoires aériennes, précurseur de l’Aéropostale, pilote d'essai, recordman du monde de distance en ligne droite, conseiller technique en Bolivie… 1





Eugène Marie "Henri" Lemaitre

Né le 6 juillet 1894 - Bléré, 37

Décédé le 23 juillet 1935 - château d'Oriou - Saint-Maxire, 79, à l’âge de 41 ans Pilote d'aviation

Parents :

Georges Almir Lemaitre 1854-1940

Anne Marie "Henriette" Tassin de Nonneville 1863-1935

Unions :

Marié le 14 octobre 1918, Paris 03, 75, avec Alice Tanner

Marié le 9 mai 1931, Saint-Maxire, 79, avec Fernande Viala

source :


















Source :





Le commandant LEMAITRE

est décédé au château d'Orioux de SAINT MAXIRE (79)

(propriété de ses beaux-parents)










Premier pilote de l’Aéro-Club de Touraine en 1913, Henri Lemaitre a également détenu deux records du monde de distance après la guerre.

Henri Lemaitre est né avec une cuillère en argent dans la bouche, dans le château de La Coursicauderie, à Bléré, construit par son grand-père. Il a grandi boulevard Béranger, à Tours, et dans le château du Tremblay, à Saint-Roch. Ses cousins étaient couverts de particules : La Rüe du Can, Nonneville, Naurois, Beaumont. Comme tous les enfants de la bourgeoisie tourangelle, il a étudié chez les frères, à Saint-Grégoire.

Henri Lemaitre aurait pu devenir « propriétaire », comme son père. Mais il a hérité des passions de celui-ci : l'air et les voyages. Georges Lemaitre était un multicarte des activités non lucratives : conseiller municipal de Tours, président du Vieux-Tours, membre de la Société archéologique de Touraine, de la Société de géographie de Touraine, de l'Automobile-Club de l'Ouest. Grand photographe, il avait participé à la création de l'Aéro-Club de Touraine en 1908, lorsqu'il ne s'agissait que d'aérostation.

134 bombardements pendant la guerre

Ses études terminées, Henri Lemaitre a donc passé son brevet de pilote à l'école d'Étampes en 1912, à 18 ans, puis son brevet militaire fin 1913. Lorsque la guerre a éclaté, Henri Lemaître était à Épinal. Son escadrille était une escadrille d'observation. C'était les yeux de l'armée.

De pilote d'observation, le sergent Lemaitre s'est fait bombardier. Il a obtenu ses premières citations en attaquant les hangars à Zeppelin de Metz, au cours de l'hiver 1914-1915. Henri Lemaitre est devenu chef d'une escadrille de Breguet-Michelin, de gros hannetons lents et vulnérables destinés à bombarder la Ruhr. Il a participé à l'attaque du terrain d'aviation de Mulhouse, considérée comme la première bataille aérienne. Il a eu la chance de revenir de l'attaque des usines Mauser d'Oberndorf.

Puis il a contribué à la mise au point du Breguet 14. A la fin de la guerre, il totalisait 134 missions de bombardement dont 87 de nuit, deux victoires aériennes, la Légion d'honneur et neuf citations. Et il était capitaine.

Après la guerre, Henri Lemaitre a contribué aux premiers pas de l'aviation civile avec la première liaison de Toulouse au Maroc, avec Pierre-Georges Latécoère comme passager, première étape vers l'Amérique du Sud. Toujours pour Breguet, il est devenu pilote de record de distance : Paris-Tombouctou avec un autre Tourangeau, l'adjudant Guignard, en 1919.

La retraite à 37 ans

1925 marque le sommet de sa carrière. Il commence, avec Ludovic Arrachart, par un raid Paris-Tombouctou, et retour. Puis, en février, sur un Breguet 19, les deux pilotes battent le record du monde de distance sans escale, d'Étampes à Villa Cisneros, soit 3.166 kilomètres en ligne droite. Le lendemain, ils se posent à Dakar (4.800 kilomètres en deux étapes). Cette même année, Henri Lemaitre remporte à la surprise générale, la « Liberty Race » à New York.

Henri Lemaitre a également assuré le service après-vente en formant l'aviation bolivienne qui avait acheté des Breguet et en participant à son dernier bombardement, contre le Paraguay. Usé par tant de vols dans des conditions extrêmes, le commandant Lemaitre a commencé par se retirer des avions, en 1931. Il est décédé quatre années plus tard, au château d'Oriou, à Saint-Maxire (Deux-Sèvres).

Tours et Bléré ont baptisé une rue « Commandant-Lemaitre ».








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