Cimetières du Mellois



(cimetieresmellois.fr)



SAINT MAIXENT L'ECOLE (79) ancien

visite du 15/03/2015

Mise en ligne le 27/01/2018

Tombe LEMARCHAND/BOUET







GENEVIEVE LEMARCHAND

2 NOV 1922 – 21 JUIN 1938

Suzanne LEMARCHAND

NEE BOUET

1903 – 1954

EMILE LEMARCHAND

18.. - 1959



MONIQUE CHARON

4 MOIS 1930

A LA MEMOIRE DE

MICHEL CHARON

MORT POUR LA FRANCE

A DIEN-BIEN-PHU 1954

A L'AGE DE 23 ANS









EN MEMOIRE DE

FRERE BRUNO LEMARCHAND

ASSASSINE LE 21 MAI 1996

EN ALGERIE







MARIE GIRAUDEAU

EPOUSE BOUET

1883 – 1972

CHARLES BOUET

1880 – 1976







Madeleine BOUET

1908 - 1996






http://www.monastere-tibhirine.org/

http://www.monastere-tibhirine.org/



Frère Bruno



biographie

Bruno Né le 1er mars 1930 à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), il est entré au Monastère de Bellefontaine le 1er mars 1981, étant déjà prêtre depuis le 2 avril 1956. Il est arrivé au Monastère de Notre-Dame de l’Atlas en 1989 et y fit profession solennelle le 21 mars 1990. Supérieur depuis 1991 de l’annexe de N.D. de l'Atlas à Fès au Maroc, il était à Tibhirine au moment de l’enlèvement, revenu au Monastère pour l’élection du Prieur de l’Atlas qui devait avoir lieu le 31 mars 1996.



Père Bruno LEMARCHAND



"Je suis toujours heureux de ma vie monastique et de la vivre en terre d'Islam.

Tout se simplifie : Ici c'est Nazareth avec Jésus, Marie et Joseph..."



Père Bruno (Christian Lemarchand) est né le 1er Mars 1930 dans les Deux-Sèvres.



Dans sa lettre de Janvier 1981 au Père Abbé de l’Abbaye de Bellefontaine, où il souhaite être reçu comme postulant, il se présente ainsi :



« Né à Saint Maixent L'Ecole (Deux-Sèvres), au pays mellois qui reste très marqué par la présence protestante (une partie de ma famille – maternelle – est protestante), par mon père, je suis breton… J’ai plusieurs oncles et tantes et quantité de cousins : ils me donnent beaucoup d’affection et aussi de soutien ; la plupart sont de fervents chrétiens, quelques-uns même très engagés. Leur prière est pour moi une grande force dans ma préparation à répondre à ce nouvel appel du Seigneur.



Mon père était officier de carrière dans l'armée coloniale. J’aivécu avec mes parents en Syrie, en Indochine (Tonkin), en Algérie (Alger et Orléansville) où je suisretourné pour effectuer mon service militaire (17 mois) avant la guerre d'Indépendance.



Au gré des déplacements de mes parents, j’aifréquenté écoles publiques et écoles privées, dont celle des Marianistes à La Rochelle (de la 3è à la Terminale). L'image de la Vierge Marie dominait toute la chapelle et autour de cette image on lisait : « Que le Père et le Fils et le Saint-Esprit soient glorifiés en tous lieux par l'Immaculée Vierge Marie ».



Je continue à dire cela plusieurs fois par jour. »



Il y eut un très grand moment dans sa vie de jeune garçon. De 1940 à 1944, il se trouvait à Castelnaudary et fréquentait assidûment le patronage dirigé par une religieuse de Marie Auxiliatrice. C'étaient les belles années du mouvement « Cœurs Vaillants » et de la « Croisade Eucharistique » :



« Ma vocation, écrit-il, est née là et a grandi là, devant Jésus présent en son Eucharistie. Notre religieuse directrice a su être auprès de moi l'instrument du Seigneur et sa prière m'a porté jusqu'à sa mort (1980). Elle connaissait mon désir de la vie monastique... et m'assiste aujourd'hui d'auprès du Seigneur. »





biographie bruno 1956



Il est ordonné prêtre le 2 Avril 1956, dans l’Abbatiale de St Maixent, par Monseigneur de la Chanonie, évêque de Clermont-Ferrand, ancien curé de la Paroisse de St Maixent.



Entre 1956 et 1980 il est professeur, puis supérieur (nomination du 8 août 1965) au Collège Saint-Charles à Thouars (79) :



" Domine en moi, je le dis en toute simplicité, la joie de mon sacerdoce, la joie de servir le Seigneur qui est le seul amour de ma vie, d'avoir servi tant d'enfants et de jeunes. Je n'oublierai pas mes classes de français, de sciences naturelles et de travaux manuels, toutes les heures de catéchèse, tout le temps passé à la préparation des 1ères communions et professions de foi et confirmations. Je n'oublierai pas tout ce que j'ai reçu alors des uns et des autres, tout au long de ces jours" (Discours d'adieu au collège St Charles - fin juin 1980)



Ce fut son seul ministère. Malgré cela il ne se définit pas comme un intellectuel :



« J'aime l'étude... modérée. Ni philosophe, ni théologien, mes préférences vont à la liturgie et aux œuvres de spiritualité et à l'histoire religieuse, sans compétence particulière, si ce n'est pour la culture des fleurs... Le travail manuel est un besoin fortement ressenti pour la réflexion et la prière ».



Il ressentit l'appel à la vie monastique dès ses 15 ans. En 1961, il demande à entrer à l'Abbaye de Ligugé :



« Ce fut un passage rapide et un échec que je ressentis très douloureusement ».



Il s'attache alors à une fraternité sacerdotale « Charles de Foucauld » et au cours de l'année 1963, il vient pour la première fois à Notre-Dame de Bellefontaine, dont il ignorait jusqu'à ce moment, l'existence. A partir de 1966, il y reviendra chaque année, pour des retraites et des stages :



« Dès mes premiers séjours, j'ai senti que le Seigneur me tenait ».



En 1981, il demande à rentrer comme postulant.



« Au collège Saint-Charles, depuis 15 ans surtout, je faisais trop « tout »... Ici j'ai vivement ressenti le vide, un vide bénéfique… Je crois très fort à l'efficacité de la prière, à la vocation missionnaire du moine... J'ai conscience que la vie monastique doit comporter nécessairement louange gratuite de Dieu et intercession pour notre monde auquel nous continuons d'appartenir. Les quelques informations que nous avons sur l'actualité m'aident dans cette prière… J'ai un très grand désir de devenir un vrai moine. Je ne me sens pas capable de grandes choses, mais plein du désir de suivre, comme Thérèse de l'Enfant-Jésus, une petite voie d'abandon, de foi, d'amour, d'humilité, ou mieux, comme Marie et Joseph dans leur vie cachée à Nazareth avec Jésus, une vie de contemplation du Seigneur et d'humbles services de nos frères ».



Il s'interroge pourtant « à propos de l'importance (numérique) de la Communauté et surtout des moyens matériels nécessaires à sa subsistance » :



« Une communauté plus réduite témoignant de sa foi et de sa charité dans un milieu déchristianisé ou non chrétien, cela ne me laisse pas insensible. »



Lors d'une réunion communautaire (chapitre), il est fait mention de la Trappe de Notre-Dame de l'Atlas, dans le sud algérien. Père Bruno ne connaît rien de cette Trappe, mais elle ne quitte plus sa pensée. Et c'est un autre appel.



« Quel appel… ? Solitude plus grande, prière plus intense, pauvreté matérielle, effective, témoignage en terre d'Islam... Pas de pauvreté spirituelle vraie sans pauvreté matérielle réelle ».



…Ici nos monastères sont “riches” de tout ce soutien apporté par le peuple chrétien qui nous visite. J'aime tout ce que Bellefontaine me propose, me donne, et ce serait tellement plus simple d'en rester là. Il me semble que le Seigneur me dit à nouveau : « Laisse cela et cherche encore ».



En mars 1984, Père Bruno demande à partir à Notre-Dame de l'Atlas et y arrive (avec le F. Michel ) le 28 août suivant. En visite à Ech Cheliff (autrefois Orléansville), les souvenirs remontent en lui : sa toute première Communion et le sacrement de la Confirmation reçu le 4 Juin 1939…, il retrouve la présence de ses parents, de sa sœur (décédée là le 21 Juin 1938 à l'âge de 16 ans) et de son frère aîné.



Cinq mois après son arrivée à l'Atlas, il dit sa grande difficulté à s'adapter à la vie monastique de l'Atlas et demande à rentrer à Bellefontaine.



En 1988, il se sent prêt à retourner à Tibhirine. En Décembre, le Prieur (le Père Christian de Chergé) répond à cette demande :



« En lisant ta lettre, il me semblait... que cette richesse (du Don de Dieu) s’est dépensée, livrée entièrement, dans la diversité des frères que Dieu nous DONNE et jusque dans la variété des chemins par où ils nous rejoignent pour continuer de dire avec nous le OUI unique à un appel toujours personnel. …C’est dire, avant tout, que j’accueille – que nous accueillons – avec beaucoup de reconnaissance ce long chemin qui a été le tien, et que j’y vois, déjà et par avance, la mystérieuse ténacité de Celui qui sait par où nous conduire pour que nous soyons tout à Lui, librement, paisiblement, avec joie. »



Début Avril 1989, il repart à Notre-Dame de l'Atlas où il prononce son engagement définitif le 21 Mars 1990 :



biographie bruno profession solennelle



« Me voici devant vous ô mon Dieu... Me voici riche de misère et de pauvreté et d'une lâcheté sans nom. Me voici devant vous qui n'êtes qu'Amour et Miséricorde ».



Le Prieur, Père Christian, lui demande de rejoindre la maison annexe de Fès, au Maroc, ce qu’il fera en Octobre 1990. Il en devient le supérieur quelques mois plus tard.biographie fes communaute



« Ma prière est devenue gratuite pour rejoindre celle de mes frères et sœurs musulmans. Mon seul but est de mettre la prière de Jésus en cette terre dans l'esprit du Père de Foucauld ».





Le 18 Mars 1996, l’occasion lui est donnée de retourner à Notre-Dame de l’Atlas pour participer à l’élection du Prieur, prévue le 31 Mars. Il sera enlevé dans la nuit du 26 au 27 Mars avec six autres frères de sa Communauté, dont Fr. Célestin et Fr. Michel qui, comme lui, étaient issus de l'Abbaye de Bellefontaine. Ils ont été retenus en otage tous les 7 pendant 56 jours, s’il faut en croire le communiqué qui date leur mort du 21 Mai 1996.


Le jour de son ordination en 1956



Source :









Les sept moines français font partie d’un groupe de dix-neuf « martyrs » tués en Algérie entre 1994 et 1996 - dont l’ancien évêque d’Oran Pierre Claverie - qui vont être béatifiés.

Reconnu par le Vatican



Les frères Christian, Bruno, Christophe, Célestin, Luc, Paul et Michel avaient entre 45 ans et 82 ans.

Le Vatican a reconnu le martyre de Pierre Claverie, membre de l’Ordre des frères prêcheurs, et de 18 religieux et religieuses, « tués par haine de la foi, en Algérie de 1994 à 1996 », précise le décret du Vatican.



Les moines de Tibéhirine avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas, à 80 km au sud d’Alger (Algérie). Leur mort avait été annoncée le 23 mai 1996 par un communiqué du Groupe islamique armé (GIA). Les têtes des moines trappistes avaient été retrouvées le 30 mai 1996.



Le 1er août 1996, Mgr Claverie avait été assassiné par un groupe armé, qui avait pris pour cible ce fervent défenseur du rapprochement islamo-chrétien et algéro-français. Ce frère dominicain français, né à Alger avant l’indépendance du pays, avait été assassiné avec son jeune chauffeur algérien.



Le destin tragique des moines de Tibéhirine, emportés par la violence, avait inspiré le film du Français Xavier Beauvois, « Des hommes et des dieux », en 2010. Grand Prix du Festival de Cannes, le film a connu un succès international.





Emile LEMARCHAND

Né en 1899

Décédé en 1958 , à l’âge de 59 ans

Lieutenant Tirailleurs Sénégalais la Rochelle

A participé à la Grande Guerre

Régiment(s) : 6e régiment d'infanterie coloniale (6e RIC)

Domicile lors de la mobilisation : Rennes (35)

Parents

Marie Joseph Guillaume LEMARCHAND, né le 10 avril 1876 - Baguer Morvan, , , ,, décédé le 15 novembre 1940 - Rennes, , , , à l’âge de 64 ans, Chef d'atelier à l'Arsenal Rennes

Marié le 19 novembre 1898, Combourg, avec

Marie Joseph BILLOT, née le 31 juillet 1875 - Combourg (35), décédée le 16 juillet 1951 - Rennes, , , , à l’âge de 75 ans

Union(s), enfants,

Marié avec Jeanne BUISSOU, née en septembre 1907, décédée dont

Annie LEMARCHAND

Alain LEMARCHAND

Sébastien LEMARCHAND

Edith LEMARCHAND



Marié avec Suzanne BOUET, née en 1903, décédée en 1954 à l’âge de 51 ans dont

Geneviève LEMARCHAND (1922/1938)

Guy LEMARCHAND

Christian "Frère Bruno" LEMARCHAND (1930/1996)



SOURCE :





Charles Bouet

Né le 19 octobre 1880 - Saint Maixent, 79

Décédé



Parents

Charles Bouet ca 1834-1899

Madelaine Audry 1838..1840-1902/



Union et enfant(s)

Marié le 22 octobre 1902, Saint-Maixent, 79, avec Marie Giraudeau 1883- dont :

Suzanne BOUET

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Marie Madelaine Bouet

Mariée le 16 avril 1928, Saint-Maixent-L'École,79, avec Denis CHARON 1898-1961 , divorcés le 13 octobre 1947 dont



CHARON Monique 1930/1930

CHARON Michel 1931 à ST MAIXENT (79) -1954 DIEN BIEN PHU




Christian Lemarchand, né à Saint-Maixent-l'Ecole, est l'un des sept moines tués à Tibéhirine, déclarés martyrs par le Pape, ce qui leur ouvre la voie à la béatification. Il a aussi dirigé le collège Saint-Charles à Thouars.









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